L'Humeuriste

Faire de l'humeur, un peu d'acide caustique .. blog collaboratif

02 septembre 2008

Recherche leader désespérément

Je veux bien sûr parler du PS, parti présidentiel où nous voyons de nouveau quelques tensions apparaître en vue du congrès de novembre pour l'investiture du premier secrétaire.

Actuellement, soyons réaliste, les vrais candidats vis à vis de l'opinion public sont Ségolène Royal et Bertrand Delannoë. S'agissant de Martine Aubry, elle est en pleine reconstruction de sa ligne politique, son image n'est franchement pas très positive, les 35 heures lui collent encore à la peau, notamment dans les classes populaires les plus touchés par la baisse du pouvoir d'achat. Elle a donc à reconquérir cet électorat passé à droite et doit s'atteler à propager une onde positive visant à faire retrouver le sourire et l'envie de communier ensemble autour de la culture, de l'économie et du social.

L'exemple lillois la porte pour le moment, il s'agit bien entendu d'un retour à la politique nationale grâce à sa légitimité locale obtenue depuis 2002. Lille 2004, Lille 3000, l'effervescence économique autour d'Euralille pour le commerce, de la Haute Borne pour la recherche,d'Eurasanté pour la santé, d'Euratechnologies pour les technologies de l'information et de la communication... placent Lille comme la réelle turbine de développement de toute la région Nord Pas-de-Calais.

Disons-le, c'est un retour en fanfare des maires urbains, Paris, Lille, c'est à mon sens une bonne chose pour proposer un projet "France" ayant une réelle connotation européenne. Néanmoins, manque de leader, manque de prise de pouvoir national avec sans doute une vision trop centrée sur le local (cf. supprématie du PS en région), ces deux éléments me font penser que le PS peut gagner uniquement si la droite venait à perdre, autrement dit, nous pourrions être vainqueur que par abandon de notre adversaire, dur, dur ! Sur la vision locale, il me semble que le parti soit un tantinet trop tiré par ce localisme non porteur de victoire sur la scène nationale, le challenge est bien l'Elysée et non plus telle ou telle région.

Il faut donc retrouver une vision, une stature proposant à chanque français une place dans l'ère européenne, place assurant des emplois nouveaux, des perspectives culturels nouvelles et des liens entre les européens plus forts.

Ces quelques lignes traduisent mes souhaits actuels dans un contexte intense de changement, c'est ce qu'appelait François Mitterrand "la révolution", elle qui je pense est nécessire à condition de miser et donner la capacité aux français de faire, d'apprendre afin de s'adapter aux nouveaux défis de la planète.

Favorisons les talents, dénichons les truffes les plus rares, chouchoutons-les, protégeons-les, rassurons-les, soyons à leur côté et proposons leur de poursuivre le chemin déjà entamé ensemble. Je souhaite que les valeurs humaines l'emportent et que nous soyons en mesure d'aider, de soutenir et de construire des choses dans l'ombre, aux yeux de tout le monde, il y a tellement de personnes de valeur... 

 

Posté par locas1 à 19:20 - Humeur froide - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


16 juin 2008

Evening in Atlantis

Je suis d'humeur triste aujourd'hui, puisque j'ai appris ce matin, dans un journal de 8h anodin sur France Inter, la mort de Esbjorn Svenson, pianiste de jazz, que je trouvais génial, pop inspiré, électro inspiré, qui avait su faire de son trio E.S.T., une vrai machine de jouissance jazzistique ..

En ce lundi, à quelques jours de la fète de la musique, je n'ai pas d'humeur autre que cette frustration de ne plus avoir à attendre un nouvel opus de ce brillant musicien, de me dire que je n'aurai plus la chance de ressentir les frissons du live pris en pleine gueule lors de leur dernière tournée.

Il y a des informations qui nous touchent plus que d'autre.

04_Evening_In_Atlantis

Posté par selig à 18:22 - Humeur froide - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 juin 2008

Comme un champ de colza

Au risque de me faire quelques amis, je jetterai bien un pavé dans la mare ou plutôt une fourche dans le fumier ...
Parmi les mécontents du kérosène, les amers de la pompe et autres chafouins du sans-plomb, en voilà bien qui n'en ratent pas une !

Les routiers, faut comprendre, ils enquillent les kilomètres comme notre gouvernement les gibolinades ... Les artisans pécheurs, grognards légitimes, en plus de risquer chaque jour la torpille d'un sous-marin russe, remplissent leur réservoir pour nous offrir du poisson frais ... les taxis, respect, de se fatiguer à transporter d'un point A à un point B quelques ours mal léchés et déjà en retard, subissent, comme les autres, une inflation proportionnelle au prix du pétrole.

Mais nos amis les agriculteurs ? Quelle mouche les a piqués pour qu'ils aillent ainsi cramer des pneus devant les raffineries ? Auraient-ils besoin d'une subvention européenne ? C'est vrai que le tracteur Massey-Fergusson dernier cri, acheté avec les intempéries de l'année dernière, ils consomment.. Mais tout de même ... Il ne s'agit là de quelques allers-retours sur quelques hectares ! En quoi la flambée du pétrole va les mettre en faillite ?

Et le pauvre ouvrier de l'usine Renault de Flins, qui habite Mantes la Jolie, au volent de sa vieille clio pour aller prendre son quart, peut être rêve-t-il d'un beau champ de colza !

Posté par selig à 21:38 - Humeur froide - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mai 2008

Appel à idées !

Humeur froide pour le moment même si je sens une privation imminente d'idées pour la construction du projet socialiste en vue de la prochaine élection présidentielle. Oui, j'en suis là, dernièrement Jack Lang résumait parfaitement la situation dans un canard proche de la nouvelle mecque du cinéma français Berguewood "pléthore de candidats, absence d'idées".

Vite, vite, un appel à idées est urgent, la situation peut vite devenir dramatique si nous nous engageons dans une guerre fratricide entre les ténors du parti. Les égos sont de sortie les amis, faisons ensemble diversion pour perturber les luttes annoncées et tentons de recentrer le débat autour d'idées structurantes pour l'avenir de notre pays.

J'ai peur... 

Posté par locas1 à 20:12 - Humeur froide - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mars 2008

L'euthanasie européenne

Mme Sebire n'est plus là pour apprécier les débats qui se préparent. Et c'est sans doute mieux ainsi, elle aurait eu à essuyer de nouvelles déceptions. Cela n'aboutira, je pense, jamais à rien tant les lobbying religieux prennent une part de plus en plus importante dans notre pays.
Moi je n'ai pas d'avis tranché sur l'euthanasie, je ne sais quoi penser. Il m'est difficile de m'imaginer demandant ma mort, me préparant même en famille à cet état inéluctable, partir sans faire ses bagages .. Mais il m'est tout aussi difficile de m'imaginer supportant la douleur et le regard de l'autre.
Je suis pour la liberté, je suis pour que chacun prenne possession de sa vie et de sa mort. Je me dis également qu'au creux de la vague, la mort semble le seul moyen d'apaiser les souffrances, ... à tort parfois.

Mais ce qui exulte mon humeur est cette particularité française : notre capacité systématique à se référer à nos voisins européens quand il s'agit de faire passer une loi bien embarrassante (rappelez-vous le projet de loi sur les prélèvements ADN) même si les contextes et les modes de vie ne sont pas comparables et d'un autre côté, de dire que "non, il ne faut pas vouloir prendre modèle sur tout", que si la Belgique ou la Suisse autorisent l'euthanasie, c'est un peu l'anarchie !

Progressons vers le bien être ...

Posté par selig à 08:13 - Humeur froide - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2008

La culture vote-t-elle à gauche ?

Je lisais dernièrement un article très intéressant qui posait la question : Le jazz est-il de droite ou de gauche ?

Dans cette époque troublée et troublante au populisme exacerbé, j'élargirai le débat en me demandant si la culture est de droite ou de gauche et plus globalement, la culture doit-elle être populiste ? 

Alors je me serai bien lancé dans une dissertation qui m'imposerait une rigueur bachoïste, déroulant thèse, antithèse, synthèse, faisant appel, en thèse, à des écrits de Beigbedeir et dans l'anti-thèse aux penseurs du courant populiste de notre époque (je pense à des Clavier, des Bigard ou autre Marc Levy), mais je me serai trouvé fort dépourvu au moment de la synthèse.
Ben ouais, moi qui adore l'aile ou la cuisse ou Erik Truffaz mais ne supporte pas Florent Pagny ou 80 % des philosophes de notre époque (sauf Michel Onfray, occupant à lui seul les 20 % restant), je ne saurai quoi dire.

Alors quoi, la culture aux élites et Chimène Badi à la plèbe ?
Quand on voit certaines pratiques cinématographiques  actuelles faisant d'une création un produit de grande consommation (Merci M Lanzmann) au titre de "je_veux_me_faire_du_blé_dans_toute_l'europe", on a bien envie dire OUI.

La culture est l'essence du progrès, la culture libère l'esprit, elle ne peut pas devenir une conserve dans les rayons d'Auchan, alors non la culture ne peut pas être populiste, elle doit simplement être à chacun, à sa place.

Madame Albanel, ne vous laissez pas attirer, par les pantins en Christian Dior, vers une culture populaire. Que vive Avignon, Marciac et les intermittants !

Posté par selig à 20:53 - Humeur froide - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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