04 mai 2008
ben ouais ça va, quoi
Aujourd'hui, j'ai juste envie de dire "ben ouais ça va, quoi !" ..
Face à la morosité que l'on nous vend sur les médias de tout bord, la planète qui se déglingue parce qu'on prend notre voiture pour nous rendre à notre travail qui ne nous rapporte plus assez pour manger mais qu'après tout c'est pas grave parce que bientôt les chinois vont nous envahir et nous ramènerons aux champs et à l'usine .. alors bon ça va s'arranger; bref face à tout cela, il me semble que tout va bien, nous sommes tous en plein bonheur, nous nous amusons, profitons de moindre rayon de soleil dans notre vie, point de morosité il n'y a.
Il faut bien l'avouer, notre vrai mentor est Jean-Pierre Raffarin (et oui, mes amis viennent de tomber de leur chaise en lisant cela !) , je m'aperçois que nous savons tous adopter la positive attitude ...
Pourquoi ? Pour preuve, les défilés du 1er mai (même celui de Lepen) ressemblaient plus à une queue de cinéma jour de sortie d'Asterix qu'à un vrai défilé pour la valeur Travail et le Pouvoir d'Achat ... C'est sans doute que nous nous sentons bien dans cette France en mouvement !
Moi même, jeudi, j'ai paressé, remplit quelques feuilles blanches, pris un café sans penser à ce qu'avait coûté chacun des grains de cafés à la planète et à mon porte-monnaie ..
Locas nous dit que le modèle social est en voie de disparition, alors quoi me fourvoyerai-je ?
Ben ouais, ca va pas quoi ! De positive attitude, il n'est rien, on vient juste d'inventer la résigne attitude ...
09 mars 2008
C'est dimanche et alors ?
La logique aurait voulu qu'aujourd'hui, nous postions un billet sur les municipales, appelant nos lecteurs, s'il y en a, à se rendre aux urnes et faire leur devoir de citoyen, seule façon de jouer un rôle politique dans notre pays.
J'aurais également pu m'indigner de la place de plus en plus présente que prend la religion dans les enjeux politiques en France et ailleurs. J'espère d'ailleurs que Zapatero en Espagne aura encore la possibilité après aujourd'hui de continuer son chemin de la libéralisation morale ...
Non rien de tout ça ou presque.
Aujourd'hui, c'est dimanche, il pleut, quelques badauds se dirigent tranquillement vers un bureau de vote avant d'aller à la messe et rejoindre leur famille pour le repas dominical où ils dégusteront un rôti arrosé de cette bouteille de Medoc qu'a apportée l'oncle Edouard, puis ils discuteront, assis au salon, de leurs prochaines vacances dans leur maison de Quiberon.
Aujourd'hui, c'est dimanche, il pleut, Sophie, 31 ans, mère de 2 enfants, divorcée, enfile sa blouse d'hôtesse de caisse de l'hypermarché dans lequel elle applique la désormais nouvelle devise française "travailler plus pour gagner plus". Elle va ajouter 40 euros à sa fiche de paye aujourd'hui, pour que d'autres viennent en dépenser 150.
Sophie est triste, encore un dimanche loin de ses enfants pour 40 euros qu'elle a déjà dépensés en essence pour aller travailler.